Déchiffrer les mesures impaires

Vous avez du mal à déchiffrer les mesures impaires ?

Bonjour tout le monde et encore merci à Magalie pour ce 2ème article, je vais finir par prendre l’habitude !

Vu que plusieurs d’entre-vous ont apprécié le précédent article sur les mesures complexes, j’en rajoute une petite couche aujourd’hui pour les plus intrépides.

Note : ceci est un article-invité de Fabien du blog Musikio qui approfondit le sujet des mesures complexes.

Nous allons nous attaquer à des notions un peu plus complexes. Soyez donc attentifs 🙂

1. Battre le temps

Pour commencer cet article, on va quand même faire simple. Je vais vous expliquer le principe pour battre la mesure. C’est notamment ce qu’utilisent les chefs- d’orchestres en musique classique. La prochaine fois que vous avez l’occasion, essayez d’observer.

Comment battre la mesure

Comment battre la mesure

Ce principe de battue permet à tous les musiciens de s’y retrouver quand le chef dirige.
Il est aussi possible de battre une mesure à 1 temps. Pour ça, rien de plus simple, on marque tous les temps en bas.

2. Quelques mesures particulières

Jusqu’ici, nous avons vu des mesures assez « classique » (3/4, 6/8, …). Maintenant voyons quelques mesures particulières qui méritent une petite explication.

2.1 Mesures à 5 temps

Les mesures à 5 temps peuvent être subdivisées de plusieurs manières :

  • 4+1
  • 3+2
  • 2+3
  • 1+4

Suivant le contexte, une mesure à 5 temps pourra être binaire ou une combinaison ternaire / binaire.

Prenons le cas d’une mesure à 5/8. En la pensant en 4 + 1, on sera sur du binaire.

En la pensant en 3 + 2, tout se jouera dans la façon de battre la mesure.
– Si l’on bat la mesure en marquant les 5 temps, on sera sur du binaire. Au niveau de la gestuelle, on commencera avec la battue 3 temps et on finira avec une battue 2 temps.

– Si l’on bat la mesure en ne marquant que 2 temps, on aura une 1ère partie ternaire (1 geste pour marquer les 3 premiers temps) et une 2ème partie binaire (1 autre gestion pour marquer les 2 derniers temps).

On ne rencontre pas ces types de mesures tous les jours mais c’est bien de savoir comment elles fonctionnent. Retenez simplement que c’est le contexte qui définira le style à adopter (binaire, ternaire ou les 2).

2.2 Mesures à 7 temps

Les mesures à 7 temps suivent la même logique que celle à 5 temps. Elles peuvent être pensées, elles aussi, de plusieurs manières :

  • 4+3
  • 3+4
  • 3+2+2
  • 2+3+2
  • 2+2+3

Ainsi, suivant le style du morceau, on aura à faire à des mesures binaires ou combo ternaire / binaire.

2.3 Mesures 8/8

La mesure à 8/8 est elle aussi un peu particulière. Le plus souvent elle est découpée en 3 + 3 + 2 ou 3 + 2 + 3.
Il s’agit donc d’une mesure à la fois binaire et à la fois ternaire. Le principe est qu’on bat 3 temps (2 d’entre-eux sont ternaires et 1 est binaire).
À l’écrit c’est pas simple d’expliquer mais imaginer que vous comptez vos 8 croches et que vous mettez un accent sur les 1, 4 et 7 ou les 1, 4 et 6.

Et bien c’est exactement le principe. Les temps forts vont donner du sens à notre partition. Ce sont eux qui vont marquer les temps qui sont binaires et ceux qui sont ternaires.

2.4 Quand il n’y a plus de mesures

Petit cas particulier, il arrive parfois que la notion de mesure n’existe plus. Dans ce cas, le choix est laissé à l’interprétation du musicien. C’est ce qui se passe lors des cadences par exemple. Le soliste joue sans ces notions.

3. Les changements de mesures et équivalences

Dernier point à voir ensemble et après je vous laisse respirer, les changements de mesures. Il arrive parfois que la mesure change en cours de route. Si vous écoutez Bohemian Rhapsody de Queen

Vous verrez que le morceau est découpé en plusieurs parties.
L’important est donc de se mettre d’accord sur la façon de changer de mesure. C’est encore plus vrai quand on passe d’une mesure binaire à une mesure ternaire (ou inversement).

Prenons un exemple. Si l’on passe d’une mesure de 2/4 à une mesure 6/8, comment doit-on négocier le changement ? Est-ce que la battue à la noire du 2/4 devient une battue à la noire pointée dans le 6/8 ? Ou alors est-ce que la croche du 2/4 devient une croche de notre 6/8 ?

Il n’y a pas de mauvaise réponse. Les 2 peuvent être vrai, il suffit simplement de l’indiquer. Sur une partition de musique classique, c’est souvent noté de cette façon :

Changement Signature Rythmique

Changement Signatures Rythmiques : 2/4 puis 6/8, puis 6/8

Voilà ce que je peux dire sur le principe des mesures simples et complexes. D’autres détails pourraient être apportés mais je ne pense pas que ce soit indispensable pour le moment.
En espérant que cet article vous aura apportez les compléments d’informations suffisantes !

Si vous souhaitez approfondir vos connaissances en solfège, allez-faire un tour sur la partie de mon site qui y est consacrée (il y a encore beaucoup d’autres concepts à venir, j’en rajoute très régulièrement) : Le solfège
Vous pouvez aussi suivre mes conseils d’ordre général sur ma partie blog (je laisse les techniques spécifiques à Magalie qui est bien mieux calée que moi dans le domaine !)

 Un grand merci à Fabien qui démystifie un peu la complexité des mesures impaires. Profitez-en pour lui poser tout un tas de question dans la zone des commentaires, il adore ça !



Et n'oubliez pas de partager l'article ! 🙂

Cet article vous a plu ? Abonnez-vous à la newsletter, soyez le premier à être notifié d'un nouvel article et recevez GRATUITEMENT mon guide "12 conseils pour BOOSTER vos progrès à la batterie"


Recherches utilisées pour trouver cet article:

solfège rythmique pdf, mesure asymétrique batterie, comment faire de la batre masure,

4 réflexions au sujet de « Déchiffrer les mesures impaires »

  1. Instructif, car pas évident d’aborder ces mesures qui viennent souvent d’ailleurs ( les Balkans, ou va savoir … ). Quand on ne sait pas, il y a toujours la ressource d’écouter le morceau. Merci pour ces indications, c’est sympa …
    A bientot

  2. Bonjour, article intéressant mais un peu compliqué. J’avoue que je suis intéressé par tout ça et surtout les changements de rythmes. Mais les changements de rythmes justement wow, quelle galère … Vous avez d’autres pistes pour penser les équivalences (et reprendre un peu les explications du début) ?

    Ps : j’ai fait un tour sur votre blog, il est cool ! Sans avoir pour l’instant eu le temps de trop approfondir mes recherches il a l’air d’être une ressource utile et bien fournie. Bon je ne suis pas trop « classique » comme musicien mais la page sur l’histoire des compositeurs est intéressante aussi !

  3. Bonjour Titouan,

    J’avoue que cet article est un peu complexe. Il fait suite au 1er que j’avais écrit ici : http://blog-batteur-debutant.fr/bases-rythmes-mesures-complexes/
    Pour les équivalences, ça se fait en général assez naturellement. S’il est marqué noire = noire pointée, le rythme va rester le même mais chaque temps sera découpé en 3 au lieu de 2. Alors que pour le croche = croche, il faut garder en tête la vitesse des croches. Du coup le morceau va paraitre « plus lent », plus groove… Je ne sais pas si c’est clair ?

    Merci pour le passage sur mon blog. Il y a encore énormément de choses que je souhaite y développer. C’est vrai que ma démarche peut sembler « classique » mais l’objectif est de m’adresser à tous les styles. Si vous avez des suggestions pour ça, je suis preneur 😉

  4. Bonjour Fabien.

    l’article est complexe parce que les bases ne sont pas claires

    ton topo sur les mesures asymétriques est archi faux: tu mélanges les temps et les mesures, et ça t’embrouille dans les concepts de binaire et de ternaire;

    reprends tes notions de base: pulsation, temps, division des temps, et ça devrait clarifier ta vision de l’écriture.

    bon dimanche

    Frank

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Cliquez ici pour afficher le lien vers votre dernier article