Booster vos partitions de batterie avec les raccourcis de Musescore

Comment écrire vos partitions en un rien de temps avec MuseScore

MuseScore outil gratuit d'édition de partitions

Dans un article précédent, j’avais fait une vidéo de prise en main du logiciel MuseScore.

Aujourd’hui, pour aller encore plus loin, je vous montre en vidéo comment :

  • Configurer vos propres raccourcis de notes
  • Créer votre propre modèle
  • Les raccourcis essentiels à connaître absolument pour être au top de l’utilisation de MuseScore.

Sans plus attendre, les réponses en vidéo :

Liste des raccourcis natifs de MuseScore

[table id=1 /]

En mode Saisie de Note, la navigation d’une note à l’autre se fait avec les flèches « droite » et « gauche » du clavier.

Pour changer la « hauteur » d’une note, en notation rythmique on change « l’instrument », utilisez les flèches « haut »/ »bas ». Cette manipulation est très utile pour construire des fills à partir d’un rythme en caisse-claire.

Liste des mes raccourcis vers les différents éléments d’une batterie

[table id=2 /]

Téléchargement des fichiers de configuration de la vidéo :

  • configuration du jeu de batterie :
  • exemple de modèle avec config de raccourcis pour jeu de batterie

Pour Rappel :

Les modèles sont à sauvegarder dans le répertoire « templates » de MuseScore qui se trouve :

  • Windows : C:\Program Files\MuseScore\templates
  • Mac : /Applications/MuseScore.app/Contents/Resources/templates
  • Linux : /usr/local/share/mscore-xxx

C’est un article assez technique, c’est vrai. Et je pense que la mise en place de raccourcis propres à la batterie améliore considérablement la façon d’écrire des partitions. Avec ce genre de paramètrage, j’écris une partition aussi vite dans MuseScore qu’à la main.

L’autre effet très positif, c’est que MuseScore va vous aider à comprendre la rythmique, car il est un peu borné, et refuse de laisser des mesures bancales qui sont incomplètes au niveau des temps.

Maintenant que vous voilà bien armé pour écrire vos propres partitions de batterie, ou faire vos propres relevés, dites-moi :

Quelle est votre plus grosse difficulté en solfège rythmique ? 

Dites-moi tout dans les commentaires !



Et n'oubliez pas de partager l'article ! 🙂

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16 réflexions au sujet de « Booster vos partitions de batterie avec les raccourcis de Musescore »

  1. Perso j’ai testé MuseScore et lilypond il y a un moment, et j’ai fini par passer sous lilypond. C’est un peu plus austère au début, mais il n’y a pas les problèmes que posent un éditeur WYSIWYG (qui n’a jamais lutté contre des caractères ou sauts invisibles dans Word ?). J’ai notamment eu du mal avec à mettre les notes sur la piste MIDI que je voulais sur MuseScore.

    Au final, étant développeur, je gère mes fichiers lilypond de la même manière que les programmes que j’écris: un éditeur de texte quelconque, Git pour la gestion de version afin de pouvoir sauvegarder mes progrès ou revenir à un état antérieur, et Github.com pour tout stocker en ligne. Je peux générer du PDF ou du MIDI sans problème. Mais je ne le conseillerais qu’à ceux qui sont réellement prêts à investir du temps, et pas rebutés par ce qui s’apparente à un langage de formatage ou de programmation (la notation lilypond ressemble à du LaTeX de ce que j’ai compris).

    Pour ceux qui ne veulent pas trop se prendre la tête, il y a aussi DrumBurp, dont le développeur est super sympa et réactif. Il permet d’utiliser une notation plus courante sur le web, et a même un fonction d’export lilypond, et texte. Idéal pour les débutants, je pense. DrumBurp est disponible sur http://whatang.org

    • Après avoir vu la vidéo, il y a quand même quelques inconvénients dont je souviens dans mes tests musescore:
      – impossibilité d’utiliser le symbole % doublé (un pourcent avec 2 traits de séparation au lieu d’un) pour indiquer la répétition des deux dernières mesures. C’est une limitation de musescore. La méthode de contournement indiquée sur le forum c’était d’importer le symbole en tant que bitmap. Sauf que je pense que dans ce cas cela fout en l’air la génération MIDI, vu que ce n’est pas interprétable par Musescore.

      Je pensais que pouvoir générer du MIDI n’avait pas un intérêt énorme, n’ayant pas d’attirail électronique pour l’exploiter. Portant, c’est bien pratique pour vérifier à l’oreille qu’on a fait une saisie correcte, surtout si on fait de la transcription à partir d’un morceau existant pour lequel aucun relevé de note n’est disponible.

      Autres point faible que je vois:
      – la saisie de la note au clavier : A B C D E F G, c’est sympa pour les américains, mais ça ne parlera pas à tout le monde, surtout dans nos contrées. Dans lilypond, on peut utiliser les notations que l’on veut, (a b c d e f g, ou do re mi la si do) et pour la batterie, une notation spéciale existe. Si je veux une crash, je tape cymc (cymbale crash). Un coup de caisse claire ? sn (snare drum). La charley ? hh (hi-hat). Il suffit donc de connaître le nom des instruments en anglais pour pouvoir les noter. Pas de limitation du nombre de raccourcis, pas d’obligation de faire des association pas forcément très mnémotechniques juste parce qu’il n’y a plus de raccourci de libre. Cela peut sembler plus long à écrire, mais ils est très facile de faire du copier coller das un éditeur de texte.
      – la saisie de la durée : dans musescore, 5 pour une noire, ce n’est pas franchement très mémorisable… Dans lilypond, la durée corespond à la faction du temps de la mesure qu’elle représente. Sur une partition avec 4 noires par mesure, quatres noires à la caisse claire se notent donc « sn4 sn sn sn » : la première note est accopagnée de sa durée de manière explicite, et pour les notes suivantes, on conserve la même durée de manière implicite. Cela allège la notation.

      Autre soucis que j’ai eu avec MuseScore: la saisie sur petit écran. Mon ordinateur principal est un netbook. Musescore sur un écran 1024×600 c’est juste intenable. Avec lilypond, j’ai pu à nouveau utiliser toute la surface de l’écran pour me montrer ce que je retranscrivais.

      Sur ton exemple, on voit aussi des exemple de collisions entre tes silences et les coups de grosse caisse. Sous MuseScore il me semble que tu devras les bouger à la main, là où le moteur de lilypond permet d’éviter au maximum ces collisions (ou tout bonnement ne pas faire apparaître ces silences). r4 désigne un silence (rest) d’un temps, et s4 la même chose, mais sans que le silence n’apparaîsse sur la partition.

      Bien sûr, lilypond a plein de défauts (doc gargantuesque, prise en main austère, très proche de la programmation dès qu’on tente de faire des choses avancées), et j’ai eu un peu de mal avec les retranscriptions batterie, mais au final, je ne regrette pas l’investissement en temps.

      Pour ceux que ça intéresse, j’héberge mes fichiers lilypond en ligne, si vous voulez voir à quoi ca ressemble:
      https://github.com/liberforce/music-scores
      C’est un peu verbeux parce que je me suis contraint à utiliser la même démarche générique pour écrire mes morceaux: décomposer le morceau en intro, couplets, refrains, pont, etc., et factoriser au maximum le code lilypond pour n’avoir plus qu’à rappeler des morceaux déjà référencés. Corriger une erreur dans une mesure typique utilisée un peu partout la corrige donc pour tout le morceau.

      Voilà, désolé d’avoir fait long, mais lilypond est aussi un outil qui vaut le détour 😉

      • Merci liberforce pour ton retour d’expérience et ta présentation de Lilypond.

        Si je comprends bien Lilypond est aux éditeurs de partitions musique, ce que Latex est aux éditeurs de textes.
        Et MuseScore est le LibreOffice des éditeurs de partitions, un WYSIWYG avec ses limitations et ses astuces …

        N’étant pas du tout portée par le MIDI en ce moment (ca changera peut-être un jour) c’est vrai que je n’utilise que très rarement la fonction de playback de MuseScore.

        Lilypond, une piste à explorer ?

    • bonjour,

      puisque vous semblez maitriser Lilypond, peut-être pourriez vous m’éclairer sur l’utilisation de repeat percent et repeat unfold, si je veux les utiliser pour la même mesure.
      en les notant ainsi:
      <>
      le résultat se fait séparément, (mesure:voix 1 | mesure percent | mesure voix 2 | mesure percent )
      comme s’il ne prenait plus en compte les 2 voix

      Voilà, si vous passez encore par ici et que vous pouviez m’ aider (j’ai essayé d’autre formes sans plus de_bons_ résultats; je dois me louper dans l’emplacement de la commande et dans les crochets et accolades).
      merci d’avance

      • euh! j’avais tenté un copié collé de mes essais lilyponde, il ne reste plus que des guillemets, ça va pas être facile!
        peut-être pourrez vous m’indiquer quand même ou placer le repeat percent pour qu’il prenne en compte les 2 voix en même temps?
        Merci

        • Bonjour Christophe, tu peux coller ton texte sur http://pastebin.com et donner le lien stp ? Cela évitera que le site bouffe le formatage lilypond.

          Perso j’ai fini par traiter les voix séparément, avec des repeat dans les voies, plutôt que les voies dans les repeat. Ce n’est peut être pas la solution idéale, mais je n’en suis même pas sûr.

          Tu peux trouver des exemples de partitions que j’ai retranscrites sur http://github.com/liberforce/music-scores

          J’utilise beaucoup de repeat pour alléger, un morceau simple comme Island In The Sun devrait te donner des repères. Perso je n’utilise que peu repeat unfold, car je définis beaucoup de variables intermédiaires. Si j’ai besoin de la partition déployée, je le fais globalement avec \unfoldRepeats.

  2. Merci pour cet article bien fichu. Faut vraiment que je me penches sur Musescore pour faire mes relevés.

    Pour l’instant, comme l’a fait remarquer liberforce, j’utilise DrumBurp. Ca va très vite pour faire des relevés assez simple. Mais y’a suffisament de possibilités pour ce que j’ai besoin. Par contre, comme je ne sais pas lire les croix et les ronds, un petit coup de Lylipond et j’ai une belle partoche facile à déchiffrer !
    Le seul hic, c’est que ça ne me fait pas progresser dans l’écriture de la musique…

    • l’écriture et la lecture !
      dommage, car si t’as des idées, ou si tu repère un bon beat sur un morceau comme idée pour jouer pour plus tard … ben si tu l’écris, tu peux toujours le retrouver plus tard 😉

      • J’ai due mal m’exprimer, je sais écrire une partition mais ça me prend plus de temps que de le faire sur DrumBurp car une fois passé sur Lylipond ça retranscrit tout y compris les silences et autres. Mais pour autant quand je ne suis pas sur l’ordinateur, ça ne me dérange pas de sortir une feuille de papier et de grattouiller quelques grooves que j’entends ou alors auxquels je penses sur l’instant (genre en tapant sur le bureau ! => irrécupérable !)

        Et je suis entièrement d’accord avec toi, l’écriture est essentielle ! Surtout que le groupe que je viens de rejoindre il y’a un mois (mon premier !) débute les compositions. Donc si je ne savais pas écrire il me faudrait une mémoire d’éléphant !
        D’ailleurs le guitariste soliste qui compose les mélodies lui n’écrit rien, je ne sais pas comment il fait. Mais pour moi c’est comme vouloir raconter une histoire : sans l’écriture, difficile de se rappeler de tous les détails !

  3. Ayé, je viens de finir la vidéo ! 🙂
    Un immense merci !! je ne m’était pas penché sur les raccourcis clavier de MuseScore et je peinais tant bien que mal pour écrire mes partitions.
    Ca va me faire gagner un temps de fou !!!
    Merci merci merci !!

    Et pour ceux qui ont la flemme de passer par les templates, on peut aussi tout simplement copier coller notre fichier musescore « type » pour créer une nouvelle partition (plutôt que de créer le nouveau fichier depuis musescore).
    Laurent Articles récents..Youtube m’a tuerMy Profile

  4. Bonjour à tous,
    Juste une question sur Musecore : je n’arrive pas à retrouver ou se trouve l’option qui permet de ne pas lier les temps [1 et 2 et] ainsi que [3 et 4 et] (et donc d’avoir 2 groupes de notes par mesure). J’ai du mal à relire cela ayant appris sur des partitions avec 4 groupes de notes par mesure.
    Merci à vous
    Franck

  5. Hello Franck,

    alors pour cela il y a une astuce, c’est dans la palette « propriétés des ligatures », tu sölectionnes la note que tu aimerais voir en début de groupe, et ensuite tu cliques sur le symbole « début de ligature » ça « casse » le groupe de note à l’endroit de la note sélectionnée.
    Magalie Articles récents..[Vidéo] Un verre avec Emmanuelle CapletteMy Profile

  6. Super les tutos de Muse ! C’est mon outil préféré. Je le connaissais déjà 2 mois après avoir commencé à percuter (A l’époque, moi aussi je voulais créer ou intégrer un groupe quelques mois après l’achat de mon tout premier matos : un pad pour ne pas m’encombrer on va dire). Après de nombreuses péripéties (scènes, auditions amateurs, négociations douteuses, galipettes surprises, etc…), résultat des courses : Zéro ! Avec en prime, personne n’ayant voulu me jouer ou montrer quoi que ce soit. Sympa comme investissement et préparations !

    Voici donc, puisé dans mes archives Muse, un des nombreux exemples en pdf qu’il aura fallu préparé donc transcrire d’oreille et bosser pour rien. J’ai tâché de choisir un style assez apprécié (genre Rock/Hard-Rock) et pouvant intéresser un challenge débutant (on ne sait jamais) puisque les groupes que je rencontrais fantasmaient assez souvent sur le ternaire (comme beaucoup qui ne jouent pas en groupe mais cela doit être du au fait que le ternaire est plus facile/accessible que le binaire en général au niveau de la régularité/vitesse à maintenir comme éviter l’effet de ralentissement ou disposer d’un minimum de fluidité dans la frappe).

    Ce choix aussi est basé par rapport aux vidéos de Magalie. Si vous voulez vous habituer à Muse, je vous invite à refaire ma V1 puis ma V2 sur le logiciel pour vous faire la main un minimum si, en tant que débutant solfège total ou débutant Muse complet, vous ne savez pas quoi faire pour faire un bon petit tour pratique.

    Je vous file ma version transcrite (en V1 et la V2 si vous voulez faire mumuse sur 1 seule page). J’espère que vous aimerez.

    Alice V1 : http://www.divshare.com/download/25232679-34c
    Alice V2 : http://www.divshare.com/download/25232681-6ec

    NB : Pour celles et ceux encore allergiques au solfège ou venant de s’y mettre, voici de quoi positionner vos oreilles si ça peut faciliter/motiver en ce sens : http://www.youtube.com/watch?v=qga5eONXU_4

    Idées d’exercice de mise à jour : enregistrer Alice dans Muse et remplacer le charley par le symbole suggéré par Magalie (avec un petit rond autour moi aussi je trouve que c’est mieux !). Essayer de réaliser à partir de la V1 votre propre V2 en utilisant les copier-coller et autres fonctionnalités bien utiles (raccourcis et autres…).

  7. Salut,
    sympa ce blog !
    Non mais sérieux laissez tomber Musescore et essayez Aered, une version gratuite existe et cette application a été développée spécialement pour les batteurs, écrire ses propres partitions en un temps record et apprendre le solfège rythmique est un jeu d’enfant avec, j’ai complètement abandonné musescore depuis, que je trouvais assez moyen et peu intuitif.
    http://aerodrums.com/aered/

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