Jouer de la batterie en Studio : la première fois

Imaginez, vous êtes un batteur accompli, vous avez un groupe, jouez vos propres compos, ça tourne bien, vous commencez à avoir des petits concerts à droite à gauche, et là vous vous dites que ce serait super cool d’avoir un vrai enregistrement pour montrer ce que vous faites …  Et les enregistrements faits-maison montrent leur limites, ce qu’il vous faut c’est jouer de la batterie en studio.

Mais le temps de studio, ça coûte cher !

Alors comment se préparer au mieux pour rentabiliser au max son investissement ?

Il se trouve que Mathilde a récemment enregistré son premier EP avec son groupe, et qu’elle a gentiment accepté de nous parler de son expérience et des trucs qu’elle aurait bien aimé qu’on lui dise avant !

>> Salut Mathilde, et bienvenue sur Batteur  Débutant, et merci d’avoir accepté de jouer le jeu des questions-réponses.

Alors il y a une expérience que tu as eue récemment, tu as fait tes premiers pas de batteuse dans un studio d’enregistrement, dans le cadre d’un enregistrement pro pour un EP. Et il y a deux-trois trucs que t’aurais bien aimé qu’on te dise avant … Donc ça pourrait peut-être aider un ou deux lecteurs du blog, si un jour ils désirent « passer en studio »

Mais avant de rentrer dans le vif du sujet, est-ce que tu pourrais présenter un peu ton parcours ? 

Salut Magalie et merci pour l’invitation !
J’ai 32 ans, j’ai commencé la batterie en école municipale vers 6-7 ans (mes jambes étaient trop courtes pour atteindre la pédale de grosse caisse !). En parallèle, j’ai suivi 4 ans de cours de piano et de solfège.

À 15 ans, j’ai intégré l’école Lajudie à Limoges pendant 3 ans.

Mathilde lors de l’enregistrement de l’EP de Neopolis

Ensuite, j’ai délaissé la batterie pendant mes études supérieures puis je suis partie vivre

au Mexique. J’ai complètement arrêté la batterie à cette époque.

Je travaillais, j’avais beaucoup de déplacements cependant j’ai profité de cette période pour assister à beaucoup de concerts et familiariser mon oreille aux rythmes latins et cubains (sans toutefois les mettre en pratique).

Les années ont filé et je suis rentrée en France il y a 3 ans.

J’ai décidé de reprendre la batterie et sérieusement !

J’ai pris des cours avec Jean-Luc Ditsch à l’école Boursault à Paris et après 2 ans j’ai passé l’examen d’études supérieures de batterie et ai obtenu le premier prix.

En parallèle, en 2017, j’ai commencé à jouer avec des musiciens parisiens avec qui nous avons formé le groupe Neopolis.

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Nous faisons des compositions pop rock, en français (on y tient !).

Je joue également dans un groupe de reprises rock 100% féminin, Kill the Princess, et j’ai un autre projet sur le feu (un peu trop tôt pour en dévoiler plus !).

>> Et alors comment est arrivé l’idée de lancer un EP « pour de vrai » ? 

Le groupe Neopolis au complet (de gauche à droite) : Mathilde Duchez, Marius Marin, Félix Marin, 
Sami Beaumont

Avec Neopolis, nous avions bouclé 3 compos en 2018. On avait envie de les partager avec notre entourage. Nous avons d’abord réalisé une démo faite maison puis nous avons décidé d’enregistrer en studio pro afin de les diffuser à une audience plus large.

> Donc voilà, vous avez réservé  votre temps de studio, et il faut y aller !

Alors comment ça s’est passé ? (il faut savoir que réserver du temps de studio ça peut facilement devenir très cher, donc quand on y est, il faut être efficace !)

Jouer en studio est souvent une source dangoise la premièrefois

On a réservé 3 jours de studio : la première matinée a été consacrée aux réglages :

  • accordage,
  • disposition des micros,
  • hauteur des éléments de la batterie, etc.

L’après-midi nous avons enregistré les 3 chansons en prise live : nous avons enregistré la batterie, la basse, la guitare rythmique et le clavier lead en même temps.

Le deuxième jour nous avons enregistré des pistes supplémentaires de guitares, de claviers et une piste de tambourin ! Le troisième jour a été consacré exclusivement au chant.
Concrètement sur les 3 jours, j’ai joué pendant une demi-journée donc tu as raison il faut être efficace !
Nous nous étions beaucoup préparés : nous avions répété en groupe en condition enregistrement live avec un clic dans les oreilles, sans le chant et sans les autres pistes de guitare et piano (sans les solos etc.).

Mine de rien sans le chant et sans ces pistes, on perd ses repères !

Nous avions écrit tous les arrangements en amont et nous avions maquetté très en détail ce que nous allions jouer.  

Cet aspect est fondamental afin de ne pas perdre de temps pendant l’enregistrement et lors du mix.

Ça permet d’avoir une orientation claire pour le résultat final et de faciliter ensuite le travail de l’ingé son.

Il faut vraiment s’assurer de s’être posé toutes les questions de cohérence et d’orientation sonore avant d’entrer en studio.

Nous avions répété individuellement, chacun de notre côté, de telle façon que chacun savait ce qu’il allait jouer, chacun connaissait la structure sur le bout des doigts.

Nous avions également lu des articles sur internet sur la façon dont se déroule un enregistrement mais j’avais trouvé assez peu d’informations sur la préparation pour un batteur.

>>> Et rétrospectivement, qu’est-ce que t’aurais fait différemment ?

Quels sont les conseils que tu aurais bien aimé qu’on te donne avant de rentrer en studio ? 

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Avec le recul, je pense nous aurions pu peaufiner en amont certains arrangements et

Tant de paramètres à penser à l’avance !

effets.

Nous aurions pu également réfléchir en amont au placement du son : tel instrument au centre, tel effet à gauche ou à droite, tel solo en panoramique, etc. mais c’est aussi en étant dans le studio, avec des outils de professionnels, qu’on trouve de nouvelles idées.

Rétrospectivement, je pense nous aurions pu plus nous renseigner sur le son et le mix.

C’est très important de savoir à l’avance le son que l’on souhaite.

Pour ça, le mieux est d’écouter en amont différents types de chansons en se focalisant sur le son de la batterie et arriver en studio avec une ou 2 références précises et idéalement les envoyer en amont à l’ingé son.

Par exemple, dire qu’on veut une caisse claire qui sonne rock ne veut rien dire.

En revanche, arriver avec le lien youtube d’une chanson, voir un passage de chanson, et dire je veux que la batterie sonne pareil, c’est super efficace pour le choix des éléments de la batterie et c’est un gain de temps considérable pour l’ingé son dès la prise de son mais aussi pour le mix.

« Dire qu’on veut une caisse claire qui sonne rock ne veut rien dire. »

Ce travail de recherches de références est important, instrument par instrument, mais aussi pour définir l’ambiance globale de la chanson.

>> Un dernier mot, quelle seraient tes recommandations pour les lecteurs du blog qui veulent se lancer dans l’enregistrement en studio ?

Mes recommandations seraient d’abord de bien se renseigner sur le studio et l‘ingé son, d’écouter ce qu’il a enregistré.

Je n’ai pas pu visiter le studio avant d’enregistrer mais je pense que ça permet de se projeter et de réduire le stress.

Prêt pour une séance en studio ?

Ensuite, il faut évidemment bien se préparer (comme dit précédemment) et en tant que batteur il faut vraiment s’habituer à jouer au clic et être capable de se repérer dans la chanson pour pouvoir avoir la bonne dynamique au bon moment.

Par exemple, même si on n’a pas enregistré les solos de guitare en live, il fallait que je pense à faire un bon break juste avant pour annoncer ces solos puis garder la dynamique pour les soutenir.


Il ne faut pas négliger l’aspect matériel. Il faut se renseigner en amont sur ce qu’a le studio et ce que vous voulez apporter.


Le jour J, il faut prendre le temps de s’installer, de faire les réglages: hauteur des fûts, du tabouret, accordage, etc.

Avec le recul je me dis que j’étais tellement pressée de jouer de peur de ne pas avoir le temps que je n’ai pas pris le temps de me mettre à l’aise.

J’ai joué la première chanson de l’EP, le chant de l’orage, en entendant que partiellement les retours dans l’oreille gauche ! Il faut donc bien prendre le temps de faire les balances pour les retours.


Il faut aussi ne pas trop se mettre la pression et relativiser car tout est en multipistes :

  • des erreurs peuvent être corrigées au mix,
  • s’il y a des décalages ils peuvent être replacés,
  • on peut réajuster des niveaux
  • ou modifier des sons : ajouter de la reverb, pousser certaines fréquences, etc.

Aujourd’hui, tout est possible ou presque ! Faire de la musique reste avant tout un plaisir donc il ne faut pas hésiter à se lâcher même si le contexte requiert beaucoup de maîtrise et peut inhiber un peu !

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Je terminerai par des évidences : Il est préférable de bien dormir la veille, s’étirer, se détendre pour être en meilleure forme possible, être 100% focus pour l’enregistrement et ne penser à rien d’autre.

Ne prévoyez rien le lendemain, un enregistrement draine de l’énergie!

>> Ok cool, avec ça je crois que les lecteur sont mieux armés pour faire leur premières prises en studio, même si évidemment le jour de l’enregistrement, il y aura toujours des trucs qui iront de travers ! 

Voilà, et pour ton actu, Ton groupe, ton EP, comment on peut vous retrouver ? 

L’actu de Neopolis est sur www.facebook.com/NeopolisGroupe/

Notre EP est sur toutes les plateformes de streaming musical  

et sur notre chaîne YouTube :

>> Génial, et bien merci pour tout, merci pour ton temps, ce fut un vrai plaisir de t’avoir  sur Batteur Débutant ! J’espère que ton expérience va pouvoir aider les batteurs qui aspirent à passer pour la première fois en studio ! 

Merci à toi Magalie et bon enregistrement à tous !

Et si vous avec des questions précises sur comment se passent les séances de studio, allez-y, Mathilde se fera un super plaisir d’y répondre.

 

Avec plaisir, n’hésitez pas à me contacter sur Instagram @mathildedrummer

 

Credits photos :



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5 réflexions sur « Jouer de la batterie en Studio : la première fois »

  1. Bonjour Magali, bonjour Mathilde, bonjour à tous,

    Merci pour ce nouvel article très intelligent encore une fois.

    Ces petites astuces et conseils pourront certainement être très utiles à un ou plusieurs d’entre nous qui aspirent à un enregistrement en studio.

    J’ai bien lu tout l’article et le parcours de Mathilde.

    Je m’aperçois qu’après 2 ans d’études sérieuses, elle a pu se présenter et obtenir la première place, félicitations au passage, à un examen d’études supérieures de batterie.

    Je tombe de ma planète. Je ne savais pas que l’on pouvait se présenter et obtenir des diplômes d’études supérieures d’un instrument.

    Peut-être as-tu des références, des adresses, … concernant ces formations diplômantes ?

    En effet, puisqu’il semble que cela existe en France, il y a-t-il des conditions pour être admis à ces formations ?

    Peut-on en trouver ailleurs qu’en région parisienne ? Je réside à une quarantaine de kilomètres de Toulouse. S’il existe une faculté, une école ou tout autre organisme de formation reconnu, comment s’appelle(nt) celle(s) que l’on peut trouver sur Toulouse ?

    Le parcours de Mathilde attire mon attention, car j’aimerais moi aussi suivre une formation diplômante et pouvoir être reconnu dans le monde de la musique et/ou de l’éducation nationale.

    On a beau avoir le sens du rythme, travailler ses rudiments, sa musicalité, …, tout ceci ne permet pas d’être reconnu comme musicien à part entière.

    Dans mon esprit, effectivement, seules les personnes issues des Conservatoires pouvaient prétendre à obtenir ce statut recherché.

    Donc pour moi, c’était raté !

    Si tu as la moindre petite information à ce sujet, ou si Mathilde accepte de me préciser quelques détails de son parcours atypique, je vous en suis à toutes les deux, très reconnaissant.

    Tu sais quoi ? J’ai retrouvé vendredi ton article sur le défi du travail des rudiments que tu avais publié en début d’été il y a 4 ou 5 ans. Défi que j’avais relevé, je t’en avais d’ailleurs fait part, avant que je ne connaisse quelques sérieux ennuis de santé.

    Je peux reprendre les études musicales et la pratique de la batterie à présent pour un temps encore incertain, mais bon, tout ce qui est pris n’est plus à prendre.

    A bientôt.

    Examen d’études supérieures

    • Bonjour Michel, avec grand plaisir pour en discuter !
      Je ne connais pas Toulouse mais je peux te mettre en contact avec un batteur de là-bas et qui pourra certainement t’orienter. Est-ce que tu as Facebook ?

      Bien cordialement,
      Mathilde

      • Bonjour Mathilde,

        Je te remercie pour ta prompte réponse.

        Je suis enchanté de faire ta connaissance. Ton parcours est un exemple et je te suis reconnaissant de bien vouloir prendre de ton temps pour m’aiguiller.

        Pour répondre à ta question, oui, je connais un batteur professionnel (mon prof de batterie d’ailleurs) avec qui je prends des cours par le biais d’une association de village.

        C’est une petite structure bien sympathique, le prof est très bien. Je ne peux pas lui demander plus de cours, il a un emploi du temps bien chargé. Ceci dit, une association ne me permettra jamais de me présenter avec le bagage nécessaire pour l’obtention d’un diplôme d’état, qui validerait les acquis et me permettrait d’enseigner ou de rechercher plus concrètement un travail dans le milieu musical.

        Je travaille dans une mairie. Je pense qu’il y a une possibilité de demander un congé afin de réaliser une reconversion professionnelle. Durée, prise en charge de la formation, statut durant ce stage de reconversion, … , beaucoup de questions auxquelles je n’ai pas encore recherché les réponses.

        Je suis cependant allé à une journée « portes ouvertes » du Centre de Formation Professionnelle de Musique (CFPM) à Toulouse. Cette structure propose une formation diplômante sur deux (2) années. A la clé, un diplôme donc, qui permet de dispenser des cours dans des écoles de musique en qualité de professionnel de la musique.

        Le concept me plaît beaucoup. Cette formation est payante et assez chère. Et comme je le précisais précédemment, je ne sais pas dans quelle mesure je peux participer à une telle formation, si elle sera financée par l’organisme de ré-orientation professionnelle, si je serai rémunéré durant cette formation, …

        J’ai 56 ans, ma retraite ne sera pas bien élevée, surtout avec ce que nous annonce le gouvernement. Il me faut absolument trouver une formation diplômante avant de me retrouver à la retraite, afin de pouvoir dispenser quelques cours et arrondir les fins de mois comme on dit. Travailler dans la musique a toujours été un rêve pour moi. Mais mes aspirations ont été bien vite dissipées dès l’adolescence par mes parents qui voyaient dans ce milieu drogue, alcool, sexe, … Bref, le cliché dans toute sa splendeur.

        Alors, si je peux, même à mon âge, exercer une profession relative à la musique et notamment dans l’enseignement, mon rêve reprend vie.

        Voilà Mathilde, je t’ai présenté les grandes lignes de ma situation.

        Chacun a vécu un parcours différent, le tien est certainement très différent du mien, LOL 😉

        Bonne journée et à bientôt de te lire.

        Michel

  2. Bonjour Michel,
    Avoir un diplôme d’état te permettrait effectivement pour enseigner dans des structures publiques mais ce n’est pas la seule option. Tu peux enseigner dans des écoles privées, te mettre à ton compte, etc. Tout dépend de ton objectif, de ton temps et de ton budget.
    Je ne suis pas calée dans le domaine car je ne donne pas de cours mais je ne ferme pas la porte dans le futur à cette option.
    Peut-être peux-tu commencer à donner 2-3 cours pour voir si ça te plaît avant de changer radicalement de voie?

    • Bonjour Mathilde,

      Je te remercie pour ta réponse.

      Pour répondre à ta question, j’ai déjà donné des cours, mais pas dans le domaine musical. J’ai pratiqué à haut niveau le karaté, et en l’absence du prof, j’étais autorisé à conduire les entraînements.

      Et pour tout te dire, oui ça m’a plu. D’autant que les élèves m’ont souvent fait la réflexion suivante : « Tu es fait pour enseigner. » « Tu as le sens de la pédagogie, la patience nécessaires pour faire prof. »

      Donc, je n’ai pas de doute en ce qui concerne le fait d’enseigner. Ceci dit, je me réserverai tout de même du temps pour me consacrer à des projets musicaux personnels.

      Acquérir un diplôme d’études supérieures, tel celui que tu as passé et obtenu, me permettrait d’exercer dans le milieu musical, en qualité d’enseignant, et/ou en qualité de musicien reconnu par la profession, c’est mon objectif.

      Quelle que soit la formation, dans la mesure où elle me permettra d’obtenir ce statut, c’est ce que je recherche.

      C’est pourquoi je t’ai demandé des conseils et si tu connais des écoles en province (j’habite à proximité de Toulouse) pour parvenir à l’obtention d’un diplôme d’études supérieures de batteur professionnel ou de prof de batterie, tel que celui que tu as passé et obtenu.

      J’ai posé la question à quelques professionnels de la musique, ainsi qu’à des profs de musique (tout instrument et chant) afin de m’aider à m’aiguiller sur une formation diplômante.

      Mais tous, sont issus de conservatoire. L’accession à un conservatoire est délicate, voire impossible lorsque l’on a atteint un certain âge. Les places sont réservées en priorité aux enfants de la ville où se situe le conservatoire, et s’il reste des places, les adultes de la ville en question seront sélectionnés. Et aucune chance d’être sélectionné lorsque l’on n’est pas de la ville où est le conservatoire, les places sont chères, dixit l’ensemble de ces professionnels de la musique.

      Bien, Mathilde, je comprends que la formation et l’examen que tu as passé en études supérieures via des structures reconnues, sont plus nombreuses à Paris qu’en province, mais si des fois tu connaissais une structure telle que celle que tu as suivi qui permettent l’obtention d’un diplôme d’études supérieures de musique en 2 ans et accessibles à tout un chacun, je te remercie de bien vouloir m’en faire part. Car, mis à part le CFPM dont je t’ai parlé dans un post précédent, je n’ai rien trouvé d’autre sur Toulouse.

      Je te souhaite bonne continuation.

      BIen cordialement.

      Michel

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