Les 10 raisons de prendre des cours avec un prof

10 raison d'apprendre avec un prof

 Je discutais l’autre jour avec un ami qui apprend la batterie en autodidacte. Il me parlait de jouer au feeling, avec les tripes, de ne pas se sentir enfermé dans une méthode rigide, et au fur et à mesure on en est venu à parler de nos difficultés, comment tu fais ci, et là dans ce contexte, tu fais comment ?

Souvent je lui répondais que c’était le genre de questions que je pouvais poser à mon prof, sans nécessairement chercher à le convaincre qu’il fallait mieux qu’il se trouve un prof ;-). Mais on en est arrivé à la conclusion, qu’en tant qu’autodidacte, il galérait beaucoup plus pour apprendre que moi avec mon prof.

Voilà donc les 10 bonnes raisons que j’ai expliqué à mon ami (qui apprend tout seul, sans groupe, dans sa chambre, avec ce qu’il trouve sur internet et sur Batteur Débutant !) pour lesquelles il devrait prendre un prof

Attention : Loin de moi de dire qu’apprendre en autodidacte est impossible, je pense juste qu’en prenant des cours de temps en temps, on progresse plus vite. Mais pour cela je pars du principe, que vous avez un bon prof !

1 – Corriger ses (mauvaises) habitudes

Lorsqu’on apprend seul, on ne se rend pas forcément compte des mauvaises habitudes que l’on prend. Un prof aura l’œil et permettra de redresser la barre avant que cela ne devienne vraiment très (trop?) difficile.

2 – Progresser à son rythme

Il n’est pas toujours facile de viser les « bonnes étapes », celles qui sont à notre portée sans que ce soit vraiment trop facile. Si la difficulté est trop importante, on risque de se décourager, si c’est trop facile on risque de s’ennuyer et de perdre de l’intérêt.

3 – Savoir si on groove

Un des aspects les plus difficiles à appréhender lorsqu’on joue seul, c’est de savoir si notre jeu « groove », si on donne envie de bouger les pieds lorsqu’on joue. Un prof gardera cet aspect à l’oreille, même si on travaille la dernière technique « d’indépendance 5 contre 7 de la mort qui tue ». Un (bon) prof veillera ä ce que ça sonne bien.

4 – Jouer « en public »

Il y a une grande différence entre jouer dans sa chambre et jouer devant quelqu’un. Si vous apprenez « seul », la première fois avec du public, vous allez peut-être remarquer que vous jouez moins bien lorsque quelqu’un vous écoute. Au moins avec un prof, vous devez jouer régulièrement « devant quelqu’un ».

5 – Découvrir des horizons musicaux différents

Lorsqu’on apprend, quelque soit le sujet, on a tendance à se cantonner à ce qu’on connaît. Un prof va vous faire découvrir d’autres influences musicales, d’autres époques, d’autres sons, et c’est toujours bénéfique d’élargir sa culture musicale pour notre jeu.

6 – Travailler chaque semaine / quinzaine

Le fait d’avoir un rendez-vous régulier « oblige » à jouer plus régulièrement. Bon c’est sur que parfois on a la flemme et on repousse tout jusqu’au dernier moment, la vieille du cours. Même si ça n’est pas la façon la plus efficace de progresser, ça reste de toute façon meilleur qu’une batterie qui prend la poussière dans un coin de la cave.

7 – Poser des questions

Apprendre seul, c’est être confronté à ses propres questions, parfois on trouve des réponses sur des forums ou des blogs sympa 😉 , mais la batterie, c’est quand même très visuel et physique. Et quand on coince sur un rythme compliqué, le prof saura comment le décomposer en étapes progressives pour arriver à vous le faire jouer.

8 – Parfaire ses relevés

Pour progresser, il faut aimer ce que l’on fait, et rien de tel que de jouer sur les morceaux que l’on aime. Parfois ces morceaux n’ont pas de partition toute faite sur le net. Faire son propre relevé est très formateur, et votre prof pourrait vous être d’un grand secours pour les plans qui vous échappent.

9 – Découvrir et bosser des techniques pour jouer plus efficacement

De la même manière, il peut arriver que votre technique ne soit pas adaptée au but que vous désirez atteindre, lorsque vous voulez améliorer votre vitesse, parfois il faut apprendre de nouvelles techniques, et votre prof pourra vous aider sur ce point quand il jugera qu’une certaine technique pourrait faciliter votre jeu pour franchir cet obstacle.

10 – Sortir (de chez soi) et de sa zone de confort

Jouer seul, pour soi, c’est ne pas prendre de risque, ne pas s’exposer. Mais c’est aussi prendre le risque de stagner. C’est avec les retours qu’on reçoit de l’extérieur qu’on avance le plus. Prendre des cours, sortir de chez soi, accepter un exercice de son prof qu’on trouve un peu difficile, c’est mettre toute les chances de son côté pour progresser un peu plus rapidement.

 

Si vous n’avez pas encore trouvé votre prof, votre « perle rare », voici un petit article qui devrait vous aider : Comment trouver un bon prof.

 

Et vous ? Dites-moi dans les commentaires quelle est la raison qui vous a poussé, ou la difficulté que vous rencontrez qui vous as convaincu d’aller voir un prof ? 

En ce qui me concerne, c’est le côté, « je pars dans tous les sens, je commence tout et je fini rien ! » Du coup mon prof, il me structure !

 



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10 réflexions au sujet de « Les 10 raisons de prendre des cours avec un prof »

  1. Pour ma part, ce pourquoi j’ai pris un prof des le début c’est que je ne voulais pas réitérer l’erreur que j’ai faite en voulant apprendre la guitare en autodidacte.

    C’est très difficile de structurer son travail tout seul. Soit on tourne en rond et on se lasse, soit on travaille des choses inadaptées et on se décourage comme tu l’as dit.

    J’ai par exemple un pote qui a appris seul. Il a un bon niveau dans le style qu’il pratique. Il fait des frisés à une vitesse hallucinante. Mais avec plus de 10 ans de batterie, il ne sait pas faire un roulé. Et ça le pénalise.

    Au final, je pense qu’il est difficile de se passer d’un prof. Mais je pense aussi qu’il ne faut pas se cantonner qu’aux exercices qu’il donne. Ceci afin de trouver son style et son feeling.

  2. Je pense que la plupart seront d’accord de dire qu’avec un prof, ça avance mieux.
    Certains pourraient ne pas aimer être cadré, imposé à un exercice alors qu’on a envie de bosser autre chose, à la rigueur.
    Mais ce qui a failli m’en empêcher, c’est tout simplement le coût. J’ai démarré il y a peu, aussi, je ne sais pas combien de cours sauteront dans l’année. Mais 50 semaines x20, ça fait une belle somme tous les ans…

    Sinon, j’ai une raison n°11: il me redonne l’envie. Soit en me corrigeant un truc, soit en me faisant découvrir un nouvel enchaînement qui sonne bien à l’oreille, et que j’ai envie d’intégrer. Mais quand je resors de son local, même si parfois j’ai la tête grosse comme ça de m’être concentré si longtemps sur quelque chose de complexe, je suis tout simplement reboosté.

  3. J’ai acheté ma batterie en avril dernier. J’avais cherché des cours en ligne, de quoi faire « comme tous ceux qui apprennent seuls ». Je l’ai reçue, je l’ai montée, je me suis casé devant… j’ai pas su quoi faire.

    Alors je suis retourné chercher des cours. J’en ai trouvé des payants, j’ai cherché des avis dessus, rien de bien positif. J’ai pris quelques cours glanés ici et là, j’ai essayé. Je me suis cassé le dos, je comprenais pas comment placer correctement mes mains, je ne savais pas si je tenais correctement les baguettes… bref, je ne savais même pas si je commençais par un truc correct, entre ceux qui apprennent « à l’oreille » et les intégristes du boulot au pad.

    Alors j’ai cherché et rapidement trouvé une école de musique, et j’ai commencé les cours dans la foulée avec un prof qui comprend tout à fait la démarche d’apprentissage à mon niveau – apprentissage avec des morceaux en étudiant la technique et le solfège au fur et à mesure.

    Il a aussitôt corrigé ma position devant la batterie, m’a recalé les épaules pendant que je jouais (j’avais tendance à reculer), expliqué de faire attention à ce que le pied n’avance pas sur la pédale de grosse caisse, montré la tenue des baguettes, donné des exercices… enfin bref, tout, absolument toutes les bases. Et on a commencé direct avec un morceau simple.

    Du coup j’avance bien plus vite que ce que j’avais prévu, en partie grâce au fait qu’avec un cours par semaine, je travaille régulièrement.

    Du coup, je découvre effectivement aussi d’autres trucs. J’étais parti sur du metal, mais avant le boulot à la pédale double faut bien passer par du Bon Jovi ou du Coldplay 🙂

    Bref, ça me cadre, ça m’oriente, et avec son expérience il sait vraiment comment avancer et quoi me donner. Je viens de franchir une étape (mon premier morceau à 120 bps ! j’en ai mal aux doigts mais ça passera), et j’attends la rentrée avec graaaaaaande impatience…

  4. Sympa ton expérience Romain et tu as eu le bon rélfexe en allant voir ton prof.

    Mais je penses que ce n’est pas la peine « de se faire la main » si tu veux jouer de la double pédale. Attaque direct en bossant le pied droit et le pied gauche individuelement. Pas besoin de double pour cela mais ça t’aideras beaucoup. Plus tu attendras, plus l’écart va se creuser et plus ça sera dur.

    • Une petite mise à jour.

      J’avais effectivement parlé de ça avec mon prof, qui m’avait dit de bosser déjà la double avec ce que j’avais, en reprenant notamment les exercices de base que je faisais avec les mains. Ca tombe bien, j’ai justement une batterie électro, et même si la pédale de charleston est pas top, c’est une pédale, et avec une sonorité « heavy » ça fait boum boum. Donc j’avais commencé avec ça, sans trop de difficulté.

      Là je viens de recevoir et de monter celle que m’avait conseillée le prof, une Cobra de chez Tama (en édition limitée noire/rouge s’il vous plait). Bah… ça change. Tout. Les sensations sont différentes pour le pied droit (la pédale est plus dure avec le réglage de base, je préfère), et va falloir muscler la jambe gauche… 😀

      • Pour les prochains qui liront les commentaires :
        bosser la double avec une pédale de charlé de batterie électronique, ça permet uniquement de bosser l’indépendance et avoir une idée du rendu final du son.
        C’est toujours ça de pris, mais ça représente 50% du boulot 😛
        Car après il reste à bosser :
        – la précision (la pédale étant totalement différente, il faut réapprendre avec la nouvelle sachant qu’elle a du rebond et pas la même course)
        – la puissance (pour obtenir la même puissance avec les deux pieds)
        – la coordination avec le reste

        Du coup Romain t’as fait une bonne part du boulot. Reste plus qu’à te recalibrer et ça va aller tout chousse 😉
        Laurent Articles récents..Le rudiment le plus important à la batterie : le friséMy Profile

      • Ah oui je connais cette pédale elle est jolie. J’avais la même en simple pendant une bonne année (la HP300B ou Iron Cobra Jr). Pédale solide est bien fini pour le prix. Et Laurant a tout à fait raison, faire de la double avec un mix pied de Charley / pédale ça n’aide qu’à la coordination.

        Le mieux si on a qu’une pédale c’est déjà de bosser son pied gauche. Ca n’aide pas à la coordination mais ça aide beaucoup à muscler et à améliorer la sensation de ce pied.

  5. J’ai commencé à apprendre à jouer de la batterie avec un prof (2 cours seulement). Et là cela fait un peu près 2 mois et demie que je continue mon apprentissage seule, j’ai trouvé une salle municipale avec batterie pour jouer. Le prof m’a donné des bases, des rudiments sur lesquels m’appuyer et qui m’aident beaucoup.
    Seulement financièrement, c’était trop cher pour moi. Le principal obstacle pour apprendre avec un prof c’est le coût que cela représente, pas adapter à de petits budgets.

  6. Excellent article !
    Je devrais le copier tel quel sur mon site de cours de batterie sur Lyon 😉

    Je vais donc parler du point du vue du prof.
    Il y a un 11ème point qui me vient en tête : prendre des cours avec un prof, c’est aussi apprendre la méthode pour pouvoir apprendre tout seul !
    Quand j’apprends un nouveau rythme à mes élèves, je leur apprend également comment repérer et isoler les difficultés. On décompose le rythme en morceaux et on assemble le tout à la fin.
    Bref, je leur montre la méthode pour s’attaquer à un nouveau fill ou un nouveau rythme qu’ils pourront appliquer eux-mêmes sur d’autres choses qu’on ne voit pas en cours.

    Alors évidemment, quand on est autodidacte, on développe instinctivement cette méthode. Sauf que ça prend plus de temps…
    Et puis un prof, ça sert aussi à dire : « peux-tu le jouer plus lentement stp ? ». Chose qu’on ne fait jamais tout seul et pourtant qui marche 😉
    Laurent Articles récents..Bien tenir ses baguettesMy Profile

  7. Bien sûr que si nous voulons nous améliorer, il faut d’abord prendre un prof, avec un enseignant tu apprends plus rapidement tandis qu’être autodidacte, c’est un peu long, c’est comme si tu te posais des questions à toi même dont tu ignores les réponses.

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